mercredi 14 mai 2008

Écoute-toi parler!


Une des expériences les plus utiles dans le domaine de la communication, est de s'écouter quand on parle publiquement, et plus spécifiquement quand on prêche.
On a tous des manières, des tics, des expressions qui reviennent trop souvent, et la plupart du temps on ne le réalise pas.

À notre église, nous avons eu l'habitude d'enregistrer les prédications sur des cassettes pour que les absents, dont ceux qui s'occupent des enfants, puissent écouter le message plus tard. Il y a eu une amélioration significative il y a quelques mois quand une équipe a mis sur pied un système pour mettre les prédications sur le site internet de l'église.

C'est donc devenu très facile d'écouter les prédications, à n'importe quel moment, même si on a oublié de réserver la cassette.

J'en profite donc maintenant, de temps en temps, pour m'écouter parler. Je dois avouer que je n'aime pas beaucoup faire cet exercice, parce que c'est désagréable d'entendre tout ces défauts que je ne soupçonnais pas, mais c'est très utile. J'entends bien des choses que je ne réalise pas quand je parle. Mes écouteurs deviennent mes plus fidèles, mais aussi mes plus sévères critiques. L'idéal, et je cherche encore comment le faire, serait de filmer la prédication, pour non seulement entendre, mais aussi voir ce que je pourrais changer. Bien des tics et manières sont visuels, physiques.

Bref, si vous avez l'occasion de prêcher, ou d'apporter des études, et que vous cherchez des moyens de vous améliorer, voilà une manière de le faire.

mercredi 23 avril 2008

J'aime le monde

Je suis tombé sur un clip vidéo que je trouve vraiment intéressant, et drôle.
Il s'agit d'une vidéo publicitaire pour Discovery Channel, une chaîne de télévision américaine.Je vous laisse d'abord voir pour vous-même.



Pour ceux qui ne sont pas anglophiles, la chanson dit "j'aime la terre", et les gens donnent des exemples (personnels) de sa beauté.

C'est formidable, n'est-ce pas?
Tout le monde chante la beauté de la terre...

Mais je me demande quelle est la raison de chanter, à qui chanter pour la beauté de la terre? Pourquoi célébrer la création, s'il n'y a pas de créateur?
Comme dirait Ravi Zacharias, qui remercier?

Comment concilier le fait que tout, y compris l'homme, est le fait d'un accident, de transformation moléculaire, et d'un combinaison de chance et de temps, comment concilier ça avec la joie, la reconnaissance, la célébration?

Comment même faire entrer dans l'équation l'amour? J'aime la terre, qu'est-ce que ça veut dire?
Comment aimer, si notre origine n'est que matière? À quel point dans l'histoire est-ce que l'invisible, le personnel, l'affectif a émergé du visible, matériel, impersonnel?

Pour moi, ce qui est montré dans ce clip ne veut rien dire sans Dieu. Il a créé toute chose, il a aimé pour qu'on puisse aimer, il a créé la beauté, et nous a donné l'intelligence pour la contempler.

"Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles ... eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement" Romains 12. 23-25

mercredi 26 mars 2008

Devinette...

C'était lundi, lors d'une émission à la télévision. On pose des questions, et quand on perd, on est éliminé. Jusqu'ici, rien de spécial.
Mais une question a retenu mon attention, et la réponse, surtout.

Son nom commence par un "C".
Il est le fils d'Adam et Eve, et il a tué son frère Abel par jalousie.
Réponse: Christophe!

Après avoir ri un bon coup, de surprise, j'étais vraiment pris de court devant cette réponse. Bon, ce n'est pas très grave en soi, mais quand on y pense, même dans le monde laïque (ou séculier, comme on dit ici), ce récit est un classique, ça fait parti de la connaissance générale.

La question que je me suis posée ensuite fut celle-ci: Si pour ce candidat la réponse la plus évidente à cette question est "Christophe", que répondra-t-il à la question "qui est le sauveur", ou "qui est le fils de Dieu"?

Et c'est là tout le drame. Le peu de connaissance que les occidentaux avaient sur Dieu et la Bible est maintenant réduit à quelques jurons ("sacres"). Nous sommes, comme sociétés occidentales, des champs missionnaires incroyables, nous qui avons pourtant un si riche passé.

C'est une réalité particulièrement importante dans le cadre du témoignage. On ne peut rien prendre pour acquis de la connaissance de l'autre. Si on parle de Dieu, il faut aussi dire qui est Dieu. Si on parle de Jésus-Christ, il faut alors aussi dire qui il est, parce qu'il est un parfait inconnu pour bien des gens.

La où tu es, dans ton pays, là est ton champ missionaire.

vendredi 29 février 2008

Le plan B de la planète

On sait que la planète se réchauffe, il y a des pluies acides, des essais nucléaires, des résidus radioactifs, des guerres, des maladies, des épidémies, des catastrophes naturelles, la fièvre aphteuse...
Je pourrais continuer, mais vous saisissez l'idée.
Ce sombre constat est un peu décourageant, ou au moins alarmant. Qu'adviendra-t-il de demain? Quel monde allons-nous léguer à nos descendants?

Mais heureusement, il y a un plan B, au cas ou les choses tourneraient mal.
Un effort international a été mis en place pour conserver les graines et semences d'une centaine de pays dans le monde, pour éviter qu'elles disparaissent en cas de pépins.

La Norvège a pris le projet en main - projet dans lequel le Canda a investi plusieurs millions de dollars - pour construire une structure capable d'accueillir ces ressources.
Ce coffre-fort, qui se situe sur l'île de Spitzberg (ou Svalbard), dans l'Arctique, a même été baptisé "l'arche de Noé végétale" par les médias.

Cette banque alimentaire a été inaugurée le 26 février. Le journal Libération a décrit l'évènement en disant: « Sans le savoir, la Terre entière vient aujourd'hui de souscrire une assurance-vie écolo »
Vous pouvez lire l'explication du gouvernement norvégien, et voir un plan de la chambre froide.
Selon le père du projet, "on ne voit pas ce qui pourrait mettre en péril cette structure".
C'est rassurant.

Je suis certain que c'est une bonne initiative, sans m'avancer et dire que c'est la plus urgente, ou la plus judicieuse en ce moment, mais le projet en soi démontre au moins la conscience du monde face à sa fragilité.

Mais j'ai de mauvaises nouvelles pour ce plan B: il faudra un plan C, parce que contrairement à ce qu'on pense, ça ne suffira pas.
L'Apocalypse nous décrit ce qui attend la terre, et des copies de spécimens de culture ne pourront pas protéger les hommes de la détresse à venir.

Ce dont on a besoin, ce n'est pas une assurance-vie, mais une vie tout court. Une vie qui ne dépend pas de la clémence de la météo, ni de mes efforts pour survivre en dépit de tout.
La terre dépérit aujourd'hui, mais ça n'a pas toujours été ainsi. La mort est entrée dans le monde avec le péché, et depuis la survie est difficile. Mon péché, et celui des autres, fait de la terre ce qu'elle est. Le péché fait aussi de mon âme ce qu'elle est: perdue.

La seule vraie vie, c'est celle que Dieu nous offre. La vie éternelle, l'assurance du Créateur tout-puissant.

Où est ton assurance?